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Cette légende est l’une des plus vieilles du monde. Elle serait apparue lors d’une bataille décisive entre les démons du Tenebi et les elfes du Tunaden il y a de cela bien longtemps. Les Hommes et les Tnari n’étaient pas encore nés. L’issue du conflit ne faisait alors presque aucun doute tant la suprématie des démons était grande. Ne voulant pas mourir pour rien, certains elfes décidèrent de déserter et de se cacher dans les forêts. Ils auraient marchés longtemps jusqu’à n’en plus pouvoir dans cette forêt impure qui ne laissait même pas passer la lumière du soleil. C’est alors que quelque chose d’étrange et d’effrayant à la fois se produisit. Un vent sombre et glacial portant des complaintes venues d’outre-tombe ainsi que des ricanements sournois brisèrent le silence monotone de la forêt. Et il y avait comme des ombres cachées derrière les troncs, qui suivaient les fuyards sans pour autant se montrer à eux. Peu de temps après ces sordides apparitions, le groupe de renégats tomba sur un arbre gigantesque dépourvu de tout feuillage. C’était une vision effroyable car des centaines de cadavres y étaient suspendus, une corde attachée autour de leur cou.

Certains d’entre eux portaient encore une armure. La même que la plupart des déserteurs. Ils comprirent alors le sort qu’il leur était réservé. Mais lorsqu’ils essayèrent de s’enfuir, les morts se réveillèrent et descendirent de leur arbre. Ils capturèrent les fuyards pour les pendre à leur tour sur une branche du vieil arbre. Ainsi, depuis ce jour tragique, il est de coutume de dire que lorsque des soldats s’enfuient d’une bataille importante, quelle que soit la route empruntée ils se retrouvent dans une forêt pour croiser le chemin de l’Arbre aux pendus et subir le même destin que leurs prédécesseurs.

Un article de grande importance

On estime que les premiers meurtres ont eu lieux fin 1321 de la deuxième ère, alors que l’été touchait à sa fin. C’était le début d’une histoire tragique qui a endeuillé toute une ville pendant 33 ans. A chaque fois le même mode opératoire était utilisé. Au petit matin, en se promenant dans la rue, les badauds découvraient une porte sur laquelle était peint un chiffre. Dès lors les promeneurs savaient qu’un carnage avait été perpétré durant la nuit dans cette maison. A chaque fois, la famille entière était retrouvée morte, égorgée. Et toujours la même mise en scène : les victimes étaient assises à la table de la pièce principale, représentant le parfait repas d’une famille sans histoire. Le couvert était mis et les assiettes remplies de nourriture. Parfois même, la mère était montrée en train donner à manger à son enfant. La signification du chiffre sur la porte fut bien vite découverte : il s’agissait tout simplement du nombre de victimes qu’il y aurait la prochaine fois. A intervalle régulier d’un massacre tous les trois mois, le nombre de tués devint vite élevé. Les autorités étaient totalement impuissantes face à cette menace.

Plusieurs suspects furent arrêtés et exécutés mais les meurtres ne cessaient pas pour autant. Et il a fallu attendre le 05 Canrar 1354 pour que le cauchemar prenne fin. Alors que l’enquête était au plus mal depuis des décennies, le hasard a conduit le meurtrier chez une famille de forgerons chez laquelle logeait Lüdya, l’une des Grandes Tnari de Stoä. Etant une guerrière aguerrie, Ludÿa entendit une personne pénétrer dans la maison. Après de brèves observations, la Tnari comprit qui était l’intrus et procéda donc à l’arrestation. Devant les autorités de Sniena, ‘’le boucher’’ avoua ses crimes sans pour autant les regretter. L’homme était un palefrenier en apparence sans histoire des écuries de la cité qui se nommait Lladd Maténi. Il expliqua qu’instaurer la peur dans le cœur des gens et de voir les yeux terrifiés de ses victimes juste avant de les égorger suffisaient à son bonheur. Le meurtrier fut torturé puis écartelé quelques jours seulement après son arrestation. Au total, le boucher de Sniena aurait à lui seul tué 627 personnes.